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L’éolien dans la transition

L’éolien s’impose en France comme un pilier d’une société tournée vers l’avenir, les énergies renouvelables et la transition énergétique.

La « Loi de la transition énergétique pour la croissance verte » a été promulguée le 18 août 2015, au bout d’un processus qui aura duré plus de 2 ans. Les objectifs fixés dans la loi de transition énergétique sont ambitieux. Les objectifs fixés dans la loi sont ambitieux. Elle prévoit de porter la part des énergies renouvelables à 23 % de la consommation finale brute d’énergie en 2020, et à 32 % en 2030. Tirée par la croissance du parc et les évolutions technologiques, la production électrique d’origine éolienne est en progression constante en France et apporte chaque année sa contribution dans le mix énergétique du pays. Ces nouvelles capacités installées sécurisent les marges d’approvisionnement en électricité de la France jusqu’en 2020, permettant à la France de faire face aux variabilités saisonnières d’offre et de demande ainsi qu’aux mises à l’arrêt des centrales de production (+1 000 MW / an jusqu’en 2020 pour l’éolien terrestre et les premières capacités éoliennes offshore installées à partir de 2019 selon RTE).

Des objectifs ambitieux et un cadre stable pour une énergie d’avenir !

France Energie Eolienne salue les objectifs ambitieux et les engagements pris par la France. Pour la filière éolienne terrestre ils sont  conformes à l’esprit de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, dont l’un des objectifs majeurs est de porter à 40% la part des énergies renouvelables dans le mix électrique, à horizon 2030.  Il faudra cependant lever le flou qui peut encore entourer le développement de la filière offshore et flottante et garder des cadres économiques et réglementaires stables, avec une visibilité à long-terme sur les volumes à installer.

L’impérieuse nécessité d’accélérer le traitement des recours, demande primordiale pour la filière éolienne, a été entendu. Le Ministère de la Transition écologique et solidaire a annoncé deux mesures (compétence des Cours administratives d’appel en 1er et dernier ressort et cristallisation des moyens au bout de 2 mois) qui devraient permettre de gagner 2 ans en moyenne.

Les efforts doivent aujourd’hui porter sur :

  • Le raccordement par une meilleure anticipation des besoins régionaux de capacités et une réduction des délais de raccordement
  • La libération des contraintes spatiales et de hauteur (adaptation des plafonds aéronautiques et coexistence avec les radars) doit permettre la décompression des zones d’implantations des parcs éoliens, en équipant de nouveaux sites. De plus, l’installation de machines plus récentes (augmentation des tailles et puissances) entraîne : la baisse des coûts de production, la réduction du nombre de machines installées et renouvelées.
  • L’augmentation des volumes des appels d’offres à venir
  • La nécessaire flexibilité technologique de l’autorisation environnementale et l’optimisation de l’instruction administrative, notamment pour le renouvelle-ment des parcs.

FEE réitère son plaidoyer en faveur d’une politique forte pour le développement des énergies renouvelables, permettant à notre pays d’atteindre 26 GW d’éolien terrestre en 2023 et 3,5GW d’éolien en mer, avec un objectif de 45% d’énergies renouvelables en 2030, dont 23% d’énergie éolienne dans le mix électrique français.

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L’éolien aujourd’hui

La puissance du parc éolien français s’établit à près de 15 757 MW au 30 juin 2019 et la production d’électricité éolienne s’élève à 27,8 TWh sur l’année 2018 soit l’équivalent de la consommation électrique de près de 11 millions de foyers français. Elle représente plus de 5,8 % de la consommation électrique française. La puissance raccordée au cours de l’année 2018 s’élève à 1 559 MW selon le Panorama de l’électricité renouvelable 2018 et 549 MW ont été raccordés lors du 1er semestre 2019. 

Plus de 3,5 GW d’éolien en mer ont été attribués dans le cadre d’appels d’offres, les premiers parcs devraient être mis en service à partir de 2020-2021. 96 MW d’éolien flottant ont été attribués à travers 4 projets de fermes pilotes. Concertation en cours dans le but d’identifier des zones propices à l’implantation de fermes commerciales éoliennes flottantes, notamment en Méditerranée et au large de la Bretagne.

Nombre d'installations et puissance par région

Nombre d'installations

 

Puissance en MW

 

Nouvelle puissance raccordée*

 

* au 1er semestre 2019
Sources : SDES d'après Enedis, RTE, EDF-SEI, CRE et les principales ELD au 30 juin 2019

>17100

emplois directs et indirects

15 757

Mégawatts installés en France au 30 juin 2018

>1070

entreprises réparties en France

4

Emplois créés par jour 

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L’éolien demain

Objectif du projet de PPE (2023-2028) pour l’éolien en France 

Le projet de Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE- arbitrage en cours), qui fixe les priorités d’actions des pouvoirs publics dans le domaine de la transition énergétique, a attribué en 2018 des objectifs pour la filière éolienne. Pour l’éolien terrestre, la puissance installée devra atteindre 24,6 GW à fin 2023. A l’horizon 2028, ce seront 34,1 GW pour une option basse, et 35,6 GW pour une option haute, qui devront être implantés en France métropolitaine. Pour l’éolien en mer, l’objectif est d’atteindre 2,4 GW de puissance à fin 2023 et une fourchette de 4,7 – 5,2 GW en 2028.

Objectif FEE : 23 % d’électricité éolienne dans le mix énergétique en 2030

France Énergie Éolienne se fixe l’objectif d’atteindre 23% d’électricité d’origine éolienne en France à l’horizon 2030 selon la répartition suivante : un minimum de 37 GW d’éolien terrestre, 10 GW d’éolien en mer. L’association appelle les pouvoirs publics à donner aux professionnels tous les moyens pour atteindre les objectifs d’énergies renouvelables fixés par le projet de loi pour la Transition énergétique

Objectif FEE 2023 : 29,5 GW

Sur la base des volumes autorisés (en attente de raccordement) et des volumes en cours d’instruction , France Energie Eolienne estime que près de 29,5 GW peuvent être installés à la fin de l’année 2023. Le rythme de développement de l’éolien tend à s’accélérer ces dernières années (de 1 GW en 2014 à 1,55 GW en 2018), résultant d’une meilleure stabilité du cadre économique et des effets des premiers travaux de simplification administrative (introduction de l’autorisation unique notamment). Les volumes anticipés pour 2023 font ressortir une capacité installée de 2 GW par an entre 2018 et 2023, sur un rythme croissant. Une accélération du rythme de développement pourrait permettre de dépasser cet objectif.

 

%

Part d'énergie renouvelable en 2030

%

Part d'énergie éolienne en 2030

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Les scénarios prospectifs

En France il existe 3 grands scénarios énergétiques prospectifs :

ADEME : Mix électrique 100% renouvelable ? Analyses et optimisations

Dans le scénario central de l’étude de l’ADEME, l’éolien terrestre français représente 53 % de la production d’électricité. L’éolien est donc de fait le pilier central du mix électrique français.

 

 

RTE : Bilan prévisionnelde l’équilibre offre-demanded’électricité en France  2017

Dans son bilan prévisionnel 2017, RTE, qui a en charge l’équilibre du réseau électrique français, a produit cinq scénarios contrastés dans leurs solutions et préconisations. Leurs conclusions s’accordent toutes sur un point : une très forte progression des énergies renouvelables (entre 50 % et 71 % du mix électrique) dont l’éolien est systématiquement la pierre angulaire.

Dans les cinq scénarios RTE, l’éolien est toujours numéro 1 des énergies renouvelables.

 

Négawatt : Scénario négaWatt 2017-2050

Le scénario négaWatt analyse année par année toutes les chaînes énergétiques, en partant des usages (énergie finale) jusqu’aux ressources (énergie primaire) avec 2 niveaux de vecteurs énergétiques. Il modélise également heure par heure jusqu’à 2050 l’équilibre en puissance entre l’offre et la demande d’électricité. La possibilité de comparer différentes variantes et stratégies en fait un précieux outil d’aide à la décision.. Dans son étude, l’association négaWatt place également l’éolien en première source de production électrique en 2050.

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