Enjeux et perspectives

La part relative de l’éolien terrestre dans la consommation électrique nationale d’électricité devrait augmenter dans les 15 années à venir pour représenter un pourcentage allant de 10 à 15% de la consommation totale. La France dispose du deuxième gisement de vent en Europe, c’est une formidable opportunité économique et industrielle pour notre pays mais pour se développer, l’énergie éolienne à besoin d’un cadre économique et réglementaire stable et de visibilité à long terme

Les développeurs, investisseurs et industriels ont besoin de cadres économiques et réglementaires stables, avec une visibilité à long terme sur les volumes à installer. L’impérieuse nécessité d’accélérer le traitement des recours, demande primordiale pour la filière éolienne, a été entendu. Le Ministère de la Transition écologique et solidaire a annoncé deux mesures (compétence des Cours administratives d’appel en 1er et dernier ressort et cristallisation des moyens au bout de 2 mois) qui devraient permettre de gagner 2 ans en moyenne.

Les objectifs du projet de PPE (2023-2028)

Le projet de Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE- arbitrage en cours), qui fixe les priorités d’actions des pouvoirs publics dans le domaine de la transition énergétique, a attribué en 2018 des objectifs pour la filière éolienne.

Pour l’éolien terrestre, la puissance installée devra atteindre 24,6 GW à fin 2023. A l’horizon 2028, ce seront 34,1 GW pour une option basse, et 35,6 GW pour une option haute, qui devront être implantés en France métropolitaine.

Les objectifs FEE pour l’éolien terrestre 

Sur la base des volumes autorisés (en attente de raccordement) et des volumes en cours d’instruction, France Energie Eolienne estime que près de 26 GW d’éolien terrestre seront installés à la fin de l’année 2023 et près de 37 GW en 2028. Le rythme de développement de l’éolien tend à s’accélérer ces dernières années (de 1 GW en 2014 à 1,5 GW en 2018), résultant d’une meilleure stabilité du cadre économique et des effets des premiers travaux de simplification administrative (introduction de l’autorisation unique notamment). Les volumes anticipés pour 2023 font ressortir une capacité installée de 2 GW par an entre 2018 et 2023, sur un rythme croissant. Une accélération du rythme de développement pourrait permettre de dépasser cet objectif.

Les enjeux futurs pour la filière :  

– Le raccordement par une meilleure anticipation des besoins régionaux de capacités et une réduction des délais de raccordement ;

– La libération des contraintes spatiales et de hauteur (adaptation des plafonds aéronautiques et coexistence avec les radars) doit permettre la décompression des zones d’implantations des parcs éoliens, en équipant de nouveaux sites. De plus, l’installation de machines plus récentes (augmentation des tailles et puissances) entraîne une baisse des coûts de production, la réduction du nombre de machines installées et renouvelées.

– L’augmentation des volumes des appels d’offres à venir ;

– La nécessaire flexibilité technologique de l’autorisation environnementale et l’optimisation de l’instruction administrative, notamment pour le renouvellement des parcs.

Partagez
Tweetez
Partagez