Éolien en mer posé

Actuellement l’éolien en mer posé représente la quasi totalité  des énergies marines renouvelables (EMR) en Europe et dans le monde. C’est une énergie  mature bénéficiant de retours sur expérience depuis 1991 (Vindeby-Danemark). Les éoliennes peuvent être implantées jusqu’à 60 mètres de profondeur maximum et sont plus puissantes que les éoliennes terrestres (les turbiniers annoncent jusqu’à 12MW à l’unité). 

Ces nouvelles installations de production d’énergie renouvelable en mer contribueront d’une part à concrétiser les objectifs nationaux en matière de mix énergétique et permettront d’autre part la mise en place d’une filière nationale déjà très présente à l’international. Plusieurs usines et des centaines d’emplois dédiés à cette filière ont déjà été créés, plusieurs milliers d’autres pourront voir le jour à partir de la fabrication des composants, de l’installation et de la mise en service des projets.

Les retours sur expérience des premiers appels d’offres français et les progrès de la filière en Europe devraient permettre une baisse significative des coûts de l’éolien en mer en France, à partir du 3ème AO éolien en mer posé et des suivants. La planification de l’ensemble des parcs, dans le temps et dans l’espace, permettra un développement harmonieux, pérenne et efficace de la filière. 

Objectifs projet de PPE 

En plus des 6 premiers projets d’éolien en mer posé déjà attribués pour une puissance totale de 2916 MW, le ministère de la transition écologique et solidaire propose d’ajouter 3 projets supplémentaires en plus de celui de Dunkerque (500 MW, conditionné à un prix inférieur à 70 euros par mégawattheure (MWh). Suivront un appel d’offres en 2020 en Manche est et Mer du Nord (1 GW à 65 euros par MWh) et un autre en 2023 ou 2024 pour un total de 1 à 1,5 GW (prix maximum fixé à 60 euros par MWh). 

Pour l’éolien en mer (posé et flottant), le projet de PPE fixe comme objectif d’atteindre 2,4 GW de puissance à fin 2023 et 5,2 GW en 2028.

Objectifs FEE 

Au regard du potentiel de l’éolien en mer en France (30 GW selon l’ADEME)  et en tenant compte des capacités déjà attribuées dans le cadre des appels d’offres éolien en mer posé et à venir ) les adhérents de FEE suggèrent d’adopter un rythme annuel de développement d’éolien en mer (posé et flottant) de 2,1 à 2,9 GW selon les procédures administratives et d’appel d’offres en place pour atteindre 10 GW en service en 2028.

 

Au regard de ces évolutions récentes, des volumes indiqués et des évolutions réglementaires attendues (permis-enveloppe notamment), les adhérents de FEE estiment que la baisse des coûts pourrait permettre ainsi d’atteindre des coûts complets très compétitifs, s’inscrivant dans les moyennes européennes observées ces dernières années. 

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