Il paraît que lorsqu’on installe de l’énergie éolienne en France, il faut par sécurité
doubler ces installations par des centrales à gaz ou à charbon.

Éolien et stabilité du réseau électrique

On entend souvent que l’installation d’énergies renouvelables en France, en particulier d’énergie éolienne, implique d’installer de nouvelles centrales thermiques génératrice de CO2. Cette idée reçue est pourtant fausse. En Europe comme en France, on constate que plus les énergies renouvelables et en particulier l’éolien se développent, plus la part de charbon diminue. Le recours à de nouvelles centrales à gaz n’est pas une obligation et dépend des mix énergétiques de chaque pays. En France ce n’est pas nécessaire selon RTE.

La montée en puissance des énergies renouvelables dans les années à venir ne nécessitera pas la création de centrales thermiques additionnelles en France

RTE lors de sa présentation 2019 du schéma décennal de développement du réseau électrique en France a tenu à clarifier le sujet : Pas besoin de nouvelles centrales à gaz ou au charbon pour palier au caractère variable de la production éolienne ou solaire en France pour suivre la trajectoire PPE. L’infrastructure actuelle demeurera le socle du réseau à l’horizon de 10 à 15 ans. Son adaptation va s’intensifier pour accueillir la montée en puissance des énergies renouvelables, mais sans atteindre le rythme des années 1980 ayant accompagné le développement du programme électronucléaire et avec des cout négligeables en France au regard des grands équilibres économiques du système électrique.

L’énergie éolienne répond à un double objectif : permettre à la France de sortir de sa dépendance à une seule énergie, en diversifiant son mix électrique pour en assurer la sécurité d’approvisionnement ; tout en réduisant la part des énergies fossiles.

L’éolien permet d’assurer la sécurité des approvisionnements en énergie et la stabilité des prix. La production éolienne d’électricité au plus près des lieux de consommation, par des unités de production d’une taille adaptée à des consommations locales, contribue par exemple à limiter les pertes d’énergie lors du transport dans les lignes électriques.
C’est également le cas lors des opérations de maintenance sur un parc éolien, car toutes les éoliennes ne sont pas arrêtées en même temps : l’impact est minime sur l’offre électrique en comparaison par exemple avec les opérations de maintenances liées au nucléaire qui entraine à chaque fois une forte baisse de la production pour chaque réacteur fermé.
Lors de pics de grand froid comme en hiver au moment où la demande en électricité est la plus forte et ou le vent souffle régulièrement en abondance, l’énergie éolienne permet à la France de limiter ses importations en énergies fossiles et de répondre aux pics de consommation.

En Europe, le charbon est fortement remplacé par l’éolien et le photovoltaïque en 2019

En Europe, le recours au charbon a fortement baissé pendant la première moitié de cette année 2019 : 19 % en moyenne. Dans le même temps, la quantité d’électricité produite par les centrales au charbon s’est réduite d’environ 50 TWh, contre une augmentation de 30 TWh de la production éolienne et solaire. Selon Wind Europe plus de 4,9 GW de nouvelles puissances éoliennes ont été raccordées au réseau électrique Européen entre janvier et juin 2019 : Dave Jones, analyste du think thank Sandbag*, est affirmatif : « Les chutes les plus importantes sont enregistrées dans les pays qui encouragent l’éolien et le solaire et ont planifié une sortie du charbon »

*The Great Coal Collapse of 2019 (étude du think tank Sandbag)

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