La réglementation actuelle autorise l’abandon des déchets éoliens dans les sols, néglige la hiérarchie de leurs modes de traitement et n’impose aucune garantie financière crédible en matière de remise en état des sites.

Éolien : démontage, recyclage et terres rares

En France des règles et procédures encadrent  le démantèlement d’installations éoliennes. Aujourd’hui plus de 90% d’une éolienne est recyclable. En France, 90% des éoliennes ne contiennent aucune terres rares.

Attention aux fausses informations !

 

Comment se passe le démontage et le recyclage d’une éolienne et qui en supporte les coûts ?

L’opération de démontage des installations éoliennes est strictement encadrée par la loi* et comprend l’ensemble du processus de recyclage des installations :

– Le démontage des installations de production d’électricité, y compris le « système de raccordement au réseau ».

– L’excavation des fondations et le remplacement par des terres de caractéristiques comparables aux terres en place à proximité de l’installation.

– Le décaissement des aires de grutage et des chemins d’accès et le remplacement par des terres de caractéristiques comparables aux terres à proximité de l’installation et la valorisation ou l’élimination des déchets de démolition et de démontage dans des filières dûment autorisées à cet effet.

Les éoliennes sont des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE), ce qui nécessite que la question du démontage soit totalement anticipée en prenant en compte l’avis du maire de la commune d’implantation et du propriétaire du terrain. En cas de défaillance de l’exploitant, ce qui n’est jamais arrivé en France , les opérations de remise en l’état du site sont assurées par des garanties financières préalables à la mise en activité d’une installation et fixées à 50 000€ par éolienne**. Les modalités de constitution sont définies dans le code de l’environnement, et imposent à l’exploitant de présenter un engagement écrit d’un établissement de crédit, entreprise d’assurance ou société de caution mutuelle, ou d’effectuer une consignation auprès de la Caisse des Dépôts et consignations.

Aujourd’hui , France Energie Eolienne, dans l’esprit de responsabilité qui anime la filière française, propose d’aller plus loin en mettant en place une garantie financière de 25 000€ par MW de puissance de façon à adapter au mieux ce dispositif à l’évolution des technologies.

* Article R. 553-6 du code de l’environnement (arrêté du 26 août 2011, modifié le 06.11.2014)

** Les premiers démontages réalisés confirment que ce montant correspond aux coûts réels de déconstruction d’une éolienne

 

Euros par MW de puissance en tant que garantie financière (proposition France Énergie Éolienne)

L’éolien une énergie pensée pour être recyclée : comment sont recyclées les éoliennes ?

Le traitement et le recyclage des éoliennes est prévu par la directive-cadre sur les déchets de 2008, transposée par la loi sur l’économie circulaire, dans le Code de l’Environnement. Les matériaux sont traités selon le principe clef de la hiérarchie des déchets, qui vise l’allongement de la durée de vie des installations en place et l’optimisation des matériaux employés pour les pales. Lorsque les éoliennes ne peuvent pas à être réutilisées, la priorité va au recyclage. Les métaux (acier, cuivre, fonte, aluminium) sont entièrement recyclés, et les matériaux composites sont pris en charge par des filières spécialisées dans le cadre d’une valorisation thermique ou énergétique.

• Il n’est en aucun cas possible de mettre en décharge les pales des éoliennes dans un pays de l’UE.
• Il n’est en aucun cas possible d’abandonner des éoliennes sur le territoire français.

Oui, les éoliennes sont très largement recyclables et recyclées ! 

Aujourd’hui, environ 90% d’une éolienne est recyclable, et ses différentes composantes sont prises en charge par des filières de revalorisation. Plusieurs projets de R&D sont d’ailleurs en cours pour améliorer encore davantage la recyclabilité de certaines parties, comme les pales (2% du poids total de l’éolienne) qui sont actuellement valorisées de façon thermique ou broyées pour servir à la fabrication de ciment. Les projets de recherche se tournent du côté des matières innovantes pour remplacer la composition actuelle par un matériau composite durable comme les thermoplastiques qui peuvent être refondus après usage. L’objectif de la filière éolienne est sans ambiguïté, atteindre les 100% de recyclage des éoliennes le plus rapidement possible.

%

d’une éolienne est recyclable

Qu’en est-il de l’utilisation et du recyclage des terres rares ?

Aujourd’hui, 90% des éoliennes en France ne contiennent aucune terres rares. La R&D travaille pour diminuer voire supprimer totalement l’utilisation des terres rares dans l’éolien en cherchant des composants alternatifs aux propriétés similaires, comme la ferrite.

A l’heure actuelle, seules les machines utilisant les aimants permanents contiennent des terres rares ce qui représente un peu moins de 10% du parc Français. Dans le cas d’un démontage Ces terres rares (APTR) sont intégralement récupérées et non broyées pour être ensuite recyclées et surtout réutilisées: les APTR peuvent être réutilisé dans le secteur de l’industrie automobile et des méthodes de recyclage par décrépitation à l’hydrogène sont également très prometteuses d’un point de vue environnemental. La durée de vie relativement longue des éoliennes laisse penser que d’ici 2030 où des volumes conséquents seront à recycler, ces méthodes seront appliquées au niveau industriel.

%

des éoliennes en France ne contiennent aucune terres rares.

Plus de Désintox

Partagez
Tweetez
Partagez