L’hydrogène vert, un élément incontournable du futur mix énergétique

27 janvier 2021

L’installation du Conseil National de l’Hydrogène permettra de structurer les échanges entre l’État et les parties prenantes de la mise en œuvre de la stratégie hydrogène française. L’hydrogène « vert » représente aujourd’hui un des leviers d’avenir pour accélérer la transition vers la neutralité carbone, notamment via une meilleure intégration des ENR dans le système énergétique français grâce à un stockage massif du surplus d’électricité produite !

Le Gouvernement a annoncé le 11 janvier l’installation du Conseil national de l’hydrogène. Cette instance, dont la composition a été proposée aux ministres par Alexandre Saubot, vice-président du Conseil national de l’industrie, aura pour rôle de structurer les échanges entre l’État et les parties prenantes de la mise en œuvre de la stratégie, en particulier les filières industrielles, et de mesurer le bon déroulement des actions prévues pour identifier, le cas échéant, les éventuels freins.

Elle contribuera ainsi au développement d’une filière française compétitive de l’hydrogène décarboné, favorisera l’émergence de projets collectifs visant à la structuration d’une chaîne de valeur complète sur notre territoire ou dans le cadre de coopérations européennes. La coordination des industriels membres du Conseil national de l’hydrogène sera assurée via une co-présidence entre Patrick Koller et Benoit Potier.

Focus sur l’hydrogène vert

L’énergie hydrogène, produite à partir d’électricité renouvelable par un processus d’électrolyse de l’eau, constitue une voie d’avenir pour la France. L’énergie éolienne et solaire sont par nature variables. L’hydrogène permettra de stocker l’électricité produite en excédent à certains moments et de la restituer ultérieurement. Le stockage de leur surproduction sous forme d’hydrogène, apporte ainsi une solution à leur variabilité. Par ailleurs, la combustion de l’hydrogène ne dégageant que de l’eau, son utilisation permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre par exemple lorsque ce dernier est utilisé comme carburant, on parle alors de Power to Gas.  « L’hydrogène semble prometteur pour devenir l’option de stockage de l’électricité à bas coûts pendant des jours, des semaines ou même des mois », estime l’AIE.

Les actions engagées par le Gouvernement

Pour rappel, l’exécutif avait annoncé, lors de la présentation de son plan France Hydrogène à l’automne 2020, qu’une enveloppe de 7 milliards d’euros serait investie à cet effet d’ici 2030, dont 2 milliards d’ici 2022 dans le cadre du Plan de relance. Cette stratégie poursuivait trois priorités :

  • La décarbonation de l’industrie,
  • Le développement des mobilités dites “lourdes” à l’hydrogène
  • Le soutien à la recherche et à l’innovation

Entre-temps, deux appels à projets intitulés « Briques technologiques et démonstrateurs » et “Écosystèmes territoriaux” ont été lancés en octobre dernier, et sont dotés respectivement de 350 et 275 millions d’euros dans le cadre du Programme des investissements d’avenir. De plus, un Programme prioritaire de recherche baptisé « Applications de l’hydrogène » a aussi été mis en place afin d’épauler la recherche et de « préparer la future génération des technologies de l’hydrogène », avec au pilotage scientifique le CEA et le CNRS. Enfin, 23 États-membres de l’Union européenne ont signé, le 17 décembre dernier, un manifeste « pour le développement d’une chaîne de valeur de l’hydrogène », première pierre du Projet important d’intérêt européen commun (PIIEC), qui devrait être mis en œuvre tout au long de l’année 2021.

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