L’éolien, une solution efficace pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre !

27 avril 2021

C’est un fait, l’éolien est reconnu par la communauté scientifique et climatique (GIEC, l’AIE, ONU, OCDE, EIA, ADEME, RTE …), comme une des technologies énergétiques les plus efficaces dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre, grâce à son excellent bilan carbone. Face aux enjeux climatiques et énergétiques, l’éolien est aujourd’hui plébiscité tant du point de vue technique et économique, que de celui de l’efficacité à produire une énergie renouvelable très faiblement émettrice sur l’ensemble de son cycle de vie.

La fin du recours aux énergies fossiles comme premier objectif

Avec la loi de transition énergétique, la France s’est fixée un objectif de 40% d’énergies renouvelables dans le mix électrique Français en 2030 et d’atteindre la neutralité carbone en 2050 : le but étant de substituer aux énergies fossiles conventionnelles, comme le gaz ou le charbon, des énergies décarbonées, comme l’éolien. Pour ne pas dépendre d’une seule énergie et ne pas mettre ses oeufs dans le même panier la part du nucléaire sera portée à 50% en 2035 grâce à la montée en puissance des énergies renouvelables.

C’est dans cette optique que le parlement français a réaffirmé dernièrement que la fermeture des 4 dernières centrales à charbon devra être effective d’ici 2022. Le 1er avril 2021, EDF a ainsi déconnecté du réseau électrique sa centrale au charbon du Havre, qui tournait depuis 1968. Ces fermetures permettront à la France  une diminution de près de 10 millions de tonnes de CO2, soit l’équivalent des rejets de 4 millions de véhicules individuels en circulation par an.

Une éolienne n’émet ni gaz à effet de serre (GES) ni particules pour produire de l’électricité ce qui lui confère une faible empreinte carbone.

Les émissions de GES sur l’ensemble du cycle de vie d’une éolienne sont en effet principalement dues uniquement aux étapes de fabrication et de transport. Son empreinte environnementale est ainsi particulièrement faible.

Une analyse de cycle de vie réalisée pour l’ADEME en 2017 a permis de fournir des données précises sur les impacts environnementaux de la production éolienne avec les spécificités du parc français installé sur terre et prévu en mer. Pour l’éolien terrestre, le taux d’émission est de 14,1 g CO2 eq/KWh et pour l’éolien en mer le taux d’émission est de 15,6 CO2 eq/Kwh. À titre de comparaison, selon RTE, la moyenne d’émission du mix électrique français se situe entre 50 CO2 eq/Kwh et 80 CO2 eq/Kwh selon les périodes de l’année.

22 millions de tonnes de CO2 évitées grâce au solaire et à l’éolien en 2019

Le réseau Transport Électricité de France (RTE), lors de sa présentation 2019 du schéma décennal de développement du réseau électrique en France, a tenu à clarifier le sujet : pas besoin de nouvelles centrales à gaz ou au charbon pour palier au caractère variable de la production éolienne ou solaire en France pour suivre la feuille de route que s’est fixée la France. L’infrastructure actuelle demeurera le socle du réseau à l’horizon de 10 à 15 ans.

RTE a également rappelé que la production éolienne française se substitue bien à une production thermique carbonée et permet de lutter efficacement contre le réchauffement climatique en France et en Europe. RTE chiffre les émissions évitées  à environ 22 millions de tonnes de CO2 par an (5 millions de tonnes en France et 17 millions de tonnes dans les pays voisins).

Sur le total de l’année 2020, les émissions de CO2 du secteur électrique français diminuent de près de 9 % par rapport à 2019. La baisse des émissions de CO2 associées à la production électrique constatée en 2020 s‘explique donc directement par la baisse de la production à partir des moyens les plus polluants tels quel le charbon et le gaz, production en retrait de 11% par rapport à 2019.

Les courbes s’inversent en Europe : plus on développe les énergies renouvelables plus les énergies fossiles diminuent

En Europe, le recours au charbon a chuté de 45% ces 5 dernières et ne représente plus que 13% du mix énergétique selon une étude réalisée par Agora Energiewende et le think-thank britannique Ember. En 2020 pour la première fois les énergies renouvelables ont ainsi représenté une part plus importante dans la production d’électricité en Europe (38%) que les énergies fossiles (37%)

Cap vers l’hydrogène vert et les batteries ! 

L’énergie hydrogène, produite à partir d’électricité renouvelable par un processus d’électrolyse de l’eau, constitue une voie d’avenir pour la France. L’énergie éolienne et solaire sont par nature variables. L’hydrogène ou les batteries permettent de stocker l’électricité produite en excédent à certains moments et de la restituer ultérieurement. Le stockage de leur surproduction sous forme d’hydrogène apporte ainsi une solution technologique à leur variabilité. Par ailleurs, la combustion de l’hydrogène ne dégageant que de l’eau, son utilisation permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre par exemple lorsque ce dernier est utilisé comme carburant, on parle alors de Power to Gas.

Ainsi l’éolien et les énergies renouvelables dans notre mix énergétique sont une chance pour la France de  moderniser et de pouvoir décarboner à moyen terme d’autres secteurs dans le domaine des transports ou de l’industrie par exemple. 

« L’hydrogène semble prometteur pour devenir l’option de stockage de l’électricité à bas coûts pendant des jours, des semaines ou même des mois », estime l’AIE. Lors de la présentation de son plan France Hydrogène à l’automne 2020, le gouvernement a indiqué qu’une enveloppe de 7 milliards d’euros serait investie à cet effet d’ici 2030, dont 2 milliards d’ici 2022 dans le cadre du Plan de relance.

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