La transition énergétique

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L’éolien symbole de transition énergétique

FEE-Eolien terrestre

La « Loi de la transition énergétique pour la croissance verte » a été promulguée le 18 août 2015, au bout d’un processus qui aura duré plus de 2 ans.

Les objectifs fixés dans la lois sont ambitieux. Celle ci prévoit de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40 % entre 1990 et 2030  et la consommation énergétique finale de 50 % en 2050 par rapport à 2012. Mais aussi de diminuer la consommation énergétique finale des énergies fossiles de 30 % en 2030.

Elle prévoit surtout de porter la part des énergies renouvelables à 23 % de la consommation finale brute d’énergie en 2020, et à 32 % en 2030 et de réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité à 50 % à l’horizon 2025.

L’éolien en France une énergie chaque année plus performante

L’éolien constitue une part toujours plus importante du mix énergétique français. La capacité éolienne cumulée en France représente 13 760 MW au 31/12/17. Tirée par la croissance du parc et les évolutions technologiques, la production électrique d’origine éolienne est en progression constante en France et apporte chaque année sa contribution dans le mix énergétique du pays.

Ces nouvelles capacités installées sécurisent les marges d’approvisionnement en électricité de la France jusqu’en 2020, permettant à la France de faire face aux variabilités saisonnières d’offre et de demande ainsi qu’aux mises à l’arrêt des centrales de production (+1 000 MW / an jusqu’en 2020 pour l’éolien terrestre et les premières capacités éoliennes offshore installées à partir de 2019 selon RTE).

Dépendante du profil du vent annuel, avec un facteur de charge éolien en 2016 modéré et en diminution par rapport à celui de 2015 (soit 21,7 % environ contre 24,5% en 2015), la production éolienne a atteint 20,7 TWh d’énergie renouvelable au cours de l’année 2016 et a représenté 4,3 % de la consommation électrique française (RTE) . Cette baisse de la production annuelle dans un contexte de croissance du parc est à corréler avec des conditions météorologiques peu favorables. Les facteurs de charge de l’éolien en France étant à peu près constants sur les 5 dernières années (étant compris entre 21,7% et 24%), l’augmentation de la puissance éolienne installée en France implique l’augmentation du taux de couverture de la consommation électrique française par l’électricité d’origine éolienne.

L’éolien dans la transition énergétique

France Énergie Éolienne se fixe l’objectif d’atteindre 23% d’électricité d’origine éolienne en France à l’horizon 2030.

L’association appelle les pouvoirs publics à donner aux professionnels tous les moyens pour atteindre les objectifs d’énergies renouvelables fixés par le projet de loi pour la Transition énergétique.

Quatre conditions essentielles pour y parvenir : la nécessaire simplification et stabilisation du cadre réglementaire de l’éolien, l’accélération du traitement des recours contre les projets, la réduction des délais de raccordement et l’assouplissement de certaines contraintes spatiales.

Une PPE ambitieuse

France Energie Eolienne (FEE) salue des objectifs ambitieux pour la filière éolienne terrestre, conformes à l’esprit de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, dont l’un des objectifs majeurs est de porter à 40% la part des énergies renouvelables dans le mix électrique, à horizon 2030. Il faudra cependant lever le flou qui peut encore entourer le développement de la filière offshore et flottante. Olivier Perot, Président de FEE, déclare que « le décret relatif à la PPE grave dans le marbre des objectifs ambitieux et inédits pour l’éolien terrestre, en assurant une visibilité et des perspectives de développement réelles aux entreprises de la filière.

Si l’ambition de l’Etat reste bien présente pour l’éolien en mer, les objectifs en la matière restent flous, tant en termes de volume que de phasage calendaire précis. Sur ce plan, la PPE n’apporte pas la visibilité suffisante à la filière pour permettre un développement satisfaisant des investissements et des emplois. Début 2018, les conclusions rendues par le groupe de travail national éolien permettent de lever certains obstacles. Le traitement direct par les cours administratives d’appel aura pour conséquence de raccourcir le temps de développement des projets de 2 à 3 ans.

FEE réitère son plaidoyer en faveur d’une politique forte pour le développement des énergies renouvelables, permettant à notre pays d’atteindre 26 GW d’éolien terrestre en 2023. Seule une stratégie ambitieuse permettra de développer ainsi une filière industrielle nationale de l’éolien.