Vous êtes ici : Accueil > Espace Presse > Communiqués de Presse

Accès adhérent


Mot de passe oublié
Syndicat des énergies renouvelables

France Energie Eolienne
est la branche éolienne du Syndicat des énergies renouvelables


Communiqués de Presse

03/11/2010
CP - Baromètre d'opinion sur l'énergie et le climat

DEUX FRANÇAIS SUR TROIS FAVORABLES A CE QUE L’ON IMPLANTE DES EOLIENNES PRES DE CHEZ EUX

Le Commissariat Général au Développement Durable vient de publier le baromètre d’opinion sur l’énergie et le climat 2010. Il y apparaît que l’énergie éolienne est largement plébiscitée par les Français.
« L’enquête confirme ce que disent d’autres études sur le sujet : l’opinion est très positive vis-à-vis de l’énergie éolienne. Les deux tiers des enquêtés (67 % exactement) seraient favorables à l’implantation d’éoliennes à un kilomètre de chez eux, s’il y avait la possibilité d’en installer. Cette attitude est largement partagée par la population, dans (toutes les) catégories de population. (…) On constate par ailleurs que la taille de l’agglomération de résidence a peu d’influence sur la réponse. »*
Les acteurs de la filière se réjouissent de la forte adhésion de leurs concitoyens à cette forme de production d’énergie qui se développe partout dans le monde et dont le prix baisse chaque année. En effet, le prix de l’électricité d’origine éolienne s’élève, aujourd’hui, à 80,4 € par mégawatheure (MWh), et se rapproche fortement de celui du marché de l’électricité, de l’ordre de 60 € par MWh.
A l’heure où des chiffres alarmistes circulent sur le coût des énergies renouvelables, il est bon de rappeler que la contribution à l’énergie éolienne s’élève à 1,50 € par foyer et par an. En outre, d’ici quelques années, les premiers parcs installés ne bénéficieront plus de l’obligation du tarif d’achat, fixée à 15 ans. « L’électricité qu’ils produiront sera alors à un prix beaucoup plus bas que celui du marché puisqu’il s’agira essentiellement de financer le coût de leur maintenance ; le combustible vent étant gratuit, local et inépuisable », rappelle André ANTOLINI, Président du Syndicat des énergies renouvelables.
« Fin 2010, l’énergie éolienne avec une capacité installée de plus de 5 000 MW contribue à plus de 10 % de la production d’électricité renouvelable, hydraulique compris, » indique le rapport d’évaluation du Grenelle de l’environnement présenté, hier, par le Ministre d’Etat, Jean-Louis BORLOO.
« Plus de 10 000 personnes travaillent déjà pour cette filière en France, elles seront 60 000 en 2020, quand la puissance du parc atteindra 25 000 MW et représentera près de la moitié de l’électricité de source renouvelable de notre pays », explique Nicolas WOLFF, Président de France Energie Eolienne, branche éolienne du SER.

*Commissariat Général au Développement Durable, n°167, octobre 2010 – www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr

CP Baromètre d'opinion sur l'énergie et le climat 2010.doc 146,50 kB
 
06/09/2010
La Région Poitou-Charentes privée d’éolien offshore ?

Le 2 juin dernier les espoirs de la Région en matière de développement de l’éolien offshore ont été sérieusement mis à mal. Ce jour là se tenait la réunion de « concertation » pour la planification de l’énergie éolienne en mer organisée par la Préfecture Maritime Atlantique.

Contrairement à ce qui a pu être vu sur d’autres façades du littoral, cette réunion s’est révélée peu constructive mettant en évidence des lacunes en matière de concertation et l’utilisation d’une méthodologie contestable.

Ainsi, l’intégralité de l’espace maritime au large de la Région Poitou-Charentes a été classée par les services de l’État comme incompatible avec le développement de l’énergie éolienne en mer, en raison de la présence d’une ZPS (Zone de Protection Spéciale pour les oiseaux) qui couvre plus de 800 000 ha !

Si cette décision était actée, c’est toute la région Poitou-Charentes qui se trouverait privée du recours à l’énergie éolienne en mer, pourtant indispensable à l’atteinte des objectifs du Grenelle de l’Environnement (6 000 MW en mer en 2020) ainsi qu’à ceux, très ambitieux, de la Région en matière d’énergies renouvelables. Cette dernière a, en effet, affirmé cet été vouloir porter à 30% la part des renouvelables dans son bouquet énergétique d’ici 2020.

Sans remettre en cause la nécessité de protéger la biodiversité, il s’agit d’une prise de position unilatérale qui prive les parties prenantes d’une réflexion sur l’opportunité d’installer un parc en mer qui occuperait moins de 1% de cette ZPS, et par la même occasion sur les possibilités de concilier ainsi préservation des espèces et développement des Énergies Naturelles Renouvelables.

Pourtant, la Commission Européenne vient de produire un guide(1) concernant l’installation d’éoliennes au sein du réseau NATURA 2000, dont les ZPS font partie. Jean-Louis Borloo(2) a lui-même affirmé à plusieurs reprises le principe de compatibilité entre énergie éolienne et zone NATURA 2000.

France Energie Éolienne, qui rassemble les professionnels de la filière, rappelle que l’industrie offshore est en mesure de créer plusieurs milliers d’emplois et générer des investissements de l’ordre de 15 à 20 milliards d’euros dans l’économie nationale. Une véritable filière française peut se construire sur la base de petites et moyennes entreprises (PME) et bénéficier de l'ancrage hexagonal d'industries performantes (aéronautique, métallurgie, chantiers navals...).

Dans ces conditions, les professionnels réunis au sein du groupe régional sud-ouest de France Energie Éolienne souhaitent que soit réétudiée la possibilité de définir une zone propice au développement de l’éolien en mer au large de la région Poitou-Charentes.

Extrait du courrier du Ministre d’Etat :
" Il est également précisé que la création d'une zone Natura 2000 en mer n'interdit pas a priori l'installation ultérieure d'un parc éolien sur ou à proximité de l'aire, sous réserve que l'étude d'incidence démontre que le projet ne porte pas atteinte aux objectifs de conservation du (ou des) site(s) Natura 2000. les conditions dans lesquelles l'autorité compétente peut donner son accord sont définies par la loi n°2008-757 modifiant l'article L.414-4 du code de l'environnement."
(1) « Wind energy developments and Natura 2000 » Commission Européenne - mars 2010
(2) Courrier du 5 mars 2009 de JL Borloo à tous les Préfets de Région du littoral réf.D08021654

Communiqué FEE GRSO OFFSHORE 06.09.10.pdf 216,59 kB
 
08/06/2010
Dispositions du texte de loi Grenelle 2 et avenir de la filière éolienne dans l’ouest de la France

Avenir de la filière éolienne dans l’ouest de la France : la disposition du texte de loi Grenelle 2 imposant un seuil de 5 éoliennes pour réaliser un parc éolien affecterait jusqu’à 81% des projets éoliens dans certains de nos départements

Le projet de texte de loi Grenelle 2, voté le 6 mai par l’Assemblée nationale a retenu une mesure qui, si elle est définitivement adoptée, aura des conséquences particulièrement graves pour le développement de l’énergie éolienne dans certains départements de l’ouest de la France.

A la suite de cette disposition qui peut encore être examinée à nouveau dans les semaines qui viennent en Commission Mixte Paritaire, avant d’être votée définitivement, France Energie Eolienne, Branche Eolienne du Syndicat des énergies renouvelable a réalisé une enquête sur l’impact d’un seuil de 5 éoliennes minimum par parc éolien auprès des professionnels de l’énergie éolienne des régions Bretagne, Pays-de-la-Loire, Basse-Normandie.

Il ressort de cette enquête que les projets de moins de 5 éoliennes représentent :
• 45% soit 25 projets en développement en Bretagne
• 46% soit 41 projets en développement en Pays de la Loire
• 61% soit 30 projets en développement en Basse-Normandie.

Certains départements seraient particulièrement touchés. C’est le cas de la Mayenne qui accuserait une perte de 81% des projets en développement, du Calvados (75%), de la Sarthe (67%), de la Manche (64%), du Morbihan (64 %) et l’Ille-et-Vilaine (60%).

Les autres départements perdraient, pour le Maine-et-Loire 39% de ses projets, pour la Loire-Atlantique 36%, pour la Vendée 22%.

En Bretagne, 50% des projets disparaîtraient dans le Finistère et 45% dans les Côtes d’Armor. Dans la Région Basse-Normandie, le département de l’Orne perdrait 33% de ses projets.

Par ailleurs l’étude révèle que 15% des projets bretons (soit 8 projets), 19% des projets ligériens (soit 17 projets) et 12% des projets bas-normands (soit 6 projets) se composent de moins de 4 éoliennes.

Les objectifs du Grenelle de l'environnement - 10 % d'électricité éolienne dans la production électrique de notre pays en 2020 - comme les perspectives économiques prévoyant de porter de 10 000 à 60 000 le nombre d'emplois d'ici dix ans dans la filière éolienne, deviendraient, si cette disposition est retenue, inatteignables. Trois autres dispositions sont de nature à contraindre le développement de la filière : la référence aux zones destinées à l'habitation dans le cadre de la règle des 500 mètres, le caractère opposable des schémas éoliens régionaux ainsi que l'application du régime ICPE aux éoliennes.

CP_SER-FEE_Ouest_5_mats.doc 1,38 MB
 
06/05/2010
Grenelle 2 : malgré le retrait du seuil des 15 mégawatts de puissance pour l’installation d’un parc éolien, l’avenir de la filière reste très menacé

Les députés ont commencé l’examen du projet de loi « Grenelle 2 ». Dans sa version actuelle, ce texte comporte encore des dispositions qui menacent plusieurs milliers d’emplois dans la filière éolienne.

2 000 salariés de l’industrie, des fabricants et sous-traitants, salariés des sociétés de développement et des bureaux d’étude ; pour la première fois de son histoire, la filière éolienne s’était rassemblée pour exprimer son inquiétude le 4 mai dernier, jour du début de l’examen du projet de loi Grenelle 2.

Même si la proposition d’imposer un seuil de 15 MW pour les futurs parcs éoliens a été retirée, ce qui constitue une avancée incontestable, la seule obligation de réaliser des parcs d’au moins cinq machines impacte plus d’un quart des projets. Certaines régions, comme la Bretagne et les Pays de la Loire, verraient le nombre de leurs projets divisés par deux.

Quant à la mise en place des schémas régionaux, telle qu’elle est présentée ce jour, elle constitue une menace importante pour le développement de la filière. Les professionnels sont favorables à l’élaboration des schémas régionaux. Cependant, les premiers schémas, dont ils ont eu connaissance, suscitent de vives inquiétudes. En effet, dans certaines régions, la quasi totalité du territoire est classée en « zone interdite ». Au lieu de schémas binaires « favorable / interdit », les acteurs de la filière éolienne proposent la mise en place de schémas gradués, nuançant les potentialités des sites en fonction de critères adaptés à leur environnement et permettant aux collectivités locales de continuer à exercer leur droit légitime d’aménagement de leur territoire.

Si le texte de loi est adopté en l’état, le rythme de développement du parc français sera considérablement ralenti. Les 10 000 emplois de la filière se trouveront menacés de même que les 50 000 nouveaux emplois qu’elle est à même de créer.

L_avenir_de_la_filiere_eolienne_reste_tres_menace_VF.pdf 174,84 kB
 
eZ publish™ copyright © 1999-2012 eZ systems as