L'avifaune
L’impact environnemental le plus souvent cité pour un projet de parc éolien concerne l’avifaune (oiseaux, chauves-souris, etc.). Le risque de collision n’est pas nul mais très faible pour les oiseaux, et il est avéré que les lignes électriques haute tension sont des facteurs de mortalité bien plus importants tout comme les surfaces vitrées ou les routes.
De très nombreuses études menées à travers le monde autour des parcs éoliens, visant à analyser leur impact sur les oiseaux, démontrent que la mortalité des oiseaux est faible à très faible : 0,4 à 1,3 oiseau tué par éolienne et par an. Ces suivis concluent également que plus l'on prend de précautions dans le choix des sites et dans l’agencement des éoliennes, plus cette mortalité est faible.
Dans le cadre de l’étude d’impact environnementale, l’impact sur l’avifaune est évaluée en trois phases :
- une analyse initiale permet de déterminer le niveau d’intérêt ornithologique du site (couloir de migration, présence de ZICO ou de ZNIEFF, etc...). et de répertorier les espèces. Cette étude avifaunistique est menée sur au moins un an ;
- une analyse de l’impact permet d’évaluer les risques encourus par les espèces répertoriées : collision directe avec les pales ou la tour, impact lié à la modification de l’habitat, etc. ;
- les mesures préventives consistent à éviter l’implantation d’éoliennes dans les zones sensibles telles que les couloirs de migration et les sites de nidification, ou en cas de présence d’espèces ménacées et strictement protégées. Les mesures réductrices peuvent conduire à choisir un schéma d’implantation particulier (parallèle à l’axe de migration) et à entreprendre un suivi ornithologique pendant le fonctionnement du parc éolien.
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